B.B. King au Festival de Jazz de Montréal

Crédit photo : FIJM/Denis Alix

Ce matin, j’ai lu l’article de Philippe Rezzonico sur le spectacle de B.B. King au Festival de Jazz de Montréal. Bien sûr, cela m’a rendue triste.

J’ai failli y être. J’étais déçue de ne pas y être. Ce matin, je suis ambivalente. Pour moi qui ne l’ai jamais vu en spectacle, mais qui l’apprécie vraiment beaucoup, ç’aurait été un rêve que d’en entendre une note, live. Mais cela m’aurait profondément peinée de voir l’état des choses.

Ces derniers temps, j’ai entendu dire qu’il n’était plus ce qu’il était. Je ne savais pas que c’en était rendu à ce point. Poursuit-il parce qu’il souhaite mourir en faisant ce qu’il aime, que sa musique est ce qui lui permet de continuer à vivre? Ou est-il poussé à le faire? Ou inconscient de son état? Ou est-il conscient et continuer est sa façon de combattre le déclin de sa capacité, de ses talents, de sa mémoire? Nul ne sait. Tout ce que je sais, c’est que c’est profondément triste. Mais cela fait partie de la vie. On vieillit tous. Nos fonctions diminuent peu à peu. Là, on en est conscient parce que B.B. King le vit en public. Et moi, d’une certaine façon, je le trouve très courageux de vivre ça devant nous. Vraiment courageux.

En passant, je sais que certains d’entre vous me feront des commentaires sur le prix des billets versus la performance reçue. C’est vrai que d’un point de vue musical, vous n’en avez peut-être pas eu pour votre argent. Mais d’un point de vue humain, si vous vous arrêtez deux minutes pour considérer ce dont vous avez été témoin, vous en avez eu plus que pour votre argent.

 

 

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