Un long moment sans nouvelles…

VersaillesJe vous ai laissés longtemps sans vous informer de la progression de mon projet de livre. Les séquelles de la sclérose en plaques étant plus intenses depuis quelques mois, il m’est plus difficile d’écrire.

J’ai tout de même cheminé. Une fois le premier jet du manuscrit terminé, je l’ai soumis à mon éditrice, qui jugeait qu’il y avait trop de travail de réécriture à effectuer. Je dois dire que le roman se situait entre deux genres littéraires, soit le témoignage et le roman. J’ai donc pris le temps de réfléchir à ce que je voulais en faire. Je ne crois pas avoir assez de matériel pour aller dans la voie du témoignage. Je n’en ai pas non plus envie, à vrai dire. Alors, un roman ce sera! Cette décision demande de nombreuses modifications. Afin de m’appuyer dans cette démarche, j’ai retenu les services d’une coach littéraire qui, après une lecture diagnostique, m’a fait retourner au début. Avec le nouvel enlignement du manuscrit, j’ai refait les schémas actanciel et narratif. Cela me permettra de faire le tri dans les scènes à modifier, ajouter ou carrément à retirer.

Cette étape étant franchie, j’ai tranquillement repris le chemin du cycle réflexion, écriture, réflexion, réécriture. Tout doucement…

Je vais tenter de diminuer mon activité sur Livresquement boulimique pour être en mesure d’avancer mon projet de façon significative. Ceux qui suivent Livresquement… savent à quel point ce sera un défi pour moi. Je suis confiante, car je me donnerai les moyens. Ma coach, Nadia Gosselin, qui est tout à fait géniale et d’un professionnalisme impeccable, en est un.

Je vous donne donc des nouvelles tout bientôt!

Yannick

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Extrait de LALE

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«Ah! L’Amour… on croirait que plus on vieillit, plus on acquiert de l’expérience, plus c’est facile. Foutaise! J’irais jusqu’à dire que plus on vieillit, plus c’est dur. Qu’il s’agisse de retourner sur le «marché», de maintenir une relation de longue durée… Merde que c’est dur. Et ça ne fait pas moins mal quand l’échec arrive. En tout cas, pas pour moi. Quand on lit des livres, on a l’impression que les épreuves amoureuses sont plus rapidement surmontée. Peut-être que c’est moi qui ne suis pas normale, mais ce n’est pas mon cas.

Je vous explique. Je suis en couple avec le même homme depuis à peine plus de onze ans quand ma vie a changé, encore… Mon trente-neuvième anniversaire approche. C’est un matin ensoleillé, je me rends au travail et je me surprends à me dire : «Je pourrais rester avec cette homme jusqu’à ma mort». Pourquoi est-ce que cette réflexion me surprend? Parce que ma relation n’est pas idéale. Parce que j’ai pensé maintes et maintes fois à quitter mon mari. Parce que je ne me suis jamais vue terminer ma vie avec lui. Mais à ce moment, un espèce de grand calme est en moi. Une paix… Et je réalise que j’apprécie cette vie certes un peu routinière, mais cependant assez confortable.

Aujourd’hui, avec le recul, je me dis que je n’aurais peut-être pas dû me faire cette réflexion. Peut-être a-t-elle jeté un mauvais sort à ma relation de couple, car à partir de ce moment, sans que je m’en rende compte, quelque chose avait changé. Probablement à l’instant précis où j’ai eu cette pensée. Et cela aura ouvert la porte à ce qui allait se passer.»

Extrait du prochain roman de Yannick Ollassa©

La folie de la rentrée littéraire

Je sais, je n’ai pas écrit sur mon blogue depuis la fin juillet. C’est que la rentrée littéraire est fort occupée. Entre les lancements, les lectures foisonnantes et la rédaction des chroniques, j’ai eu très peu de temps pour écrire. Mon manuscrit avance à petits pas, mais il avance. Près de 60 000 mots, c’est assez bien. L’objectif, c’est environ 80 000 mots, donc ça approche. Je vais prendre du temps, avant le Salon du livre de Montréal, pour terminer la première version. Ça me semble réaliste. Je vous tiens au courant!

À bientôt!

Deux étapes sur trois

Hé bien voilà! J’ai franchi la deuxième étape de trois vers le chemin d’auteur édité. Wouhou!! Il reste la présentation du projet de trilogie à la direction de la maison d’édition. Bien sûr, en raison des vacances estivales, je n’aurai pas de nouvelles avant plusieurs semaines, mais c’est tout de même réjouissant de savoir que l’intérêt pour mes romans est là.

Ouf! Ça me redonne le vent dans les voiles et la motivation nécessaire pour trouver les réponses à mes questionnements techniques. Je me suis remise de plus belle à l’écriture. Bon, j’ai fait une courte pause pour venir en aide à des amis, mais je crois que je suis sur la bonne voie.

Je retourne à l’écriture, je voulais juste partager cette nouvelle avec vous!

À bientôt!Image

Désert foisonnant

Panne, absence de motivation, doute, impression de ne pas savoir par où reprendre? Ce n’est pas un de ces éléments, mais plutôt tous à la fois que je vis en ce moment. L’écriture n’est pas toujours une aventure facile, vous le savez bien. On a souvent parlé du syndrôme de la page blanche. On entend généralement par là un manque d’inspiration. Je crois que c’est beaucoup plus vaste que ça. En tout cas, pour moi, la page reste blanche non par manque d’inspiration – elle est là, toute là – mais parce que je n’arrive pas à coucher sur papier (électronique) tout ce qui doit être écrit. Peut-être est-ce, justement, à cause de ce terme «doit». Pourtant, je n’ai pas l’impression de devoir écrire cette histoire. J’ai envie de l’écrire… j’avais envie de l’écrire. Maintenant, cette envie est encore là, cependant elle est émoussée. Par le doute, notamment. Est-ce que cette histoire est vraiment intéressante? Je pense que oui. Est-ce que je serai capable de la rendre? Je ne suis pas certaine. Puis il y a tous les aspects plus techniques. Est-ce que je rédige au présent ou au passé. À la troisième ou à la première personne? Ces questionnements sont au coeur du blocage que je vis. En malheureuse perfectionniste que je suis, j’ai besoin de me positionner avant de continuer. Toutefois, je ne sais pas ce qui est le mieux. Ce qui rendra le mieux. Ce qui vous permettra de bien saisir qui est mon héroïne et quels sont les enjeux de ces mésaventures.

Pourquoi je vous parle de tout ça? Parce que ça me fait du bien, parce qu’en vous communiquant tout ça, ça me permet de nommer et de clarifier les choses. Parce que j’en ai envie, simplement… Et je vous remercie de me lire. 🙂

YO